La course sur route a une histoire
Athlé-Rhuys et le cinéma la Locomotive d’Arzon
vous proposent de découvrir le film Free to run.
La projection sera suivie d’une discussion
avec Maryse le Gallo, coureuse morbihanaise
aux nombreux titres nationaux et internationaux.
« Des rues de New York aux sentiers des Alpes suisses, hommes et femmes, champions ou anonymes… Ils sont chaque année des dizaines de millions à courir. Il y a 40 ans, la course à pied était encore considérée comme un acte marginal, une pratique quasi déviante cantonnée aux athlètes masculins et à l’enceinte des stades. Free to Run retrace la fabuleuse épopée de ce sport solitaire devenu passion universelle. Le film de Pierre Morath est un hymne à la gloire de la course libre et de ceux qui la font exister. » Allo ciné.
À l’issue de la séance, Maryse Le Gallo, coureuse très connue en Bretagne et au-delà, nous dira tout le bien qu’elle pense de ce documentaire qui retrace notamment le combat des femmes pour acquérir « le droit » de courir un marathon…
Maryse le Gallo : ex membre de l’équipe de France de marathon, multi-médaillée et détentrice de plusieurs records, du 800 au semi-marathon.
Maryse Le Gallo : « Surtout, prendre plaisir à courir »

Avez-vous vu le film Free to run ?
Maryse Le Gallo : Je ne l’ai pas vu, mais j’en ai entendu parler au moment de sa sortie. C’est intéressant de connaître l’histoire de notre sport, au moment où tout le monde « fait de la course à pied ». Aujourd’hui, on parie avec des copains qu’on va « faire un marathon », parce que c’est la mode, pour en causer sur les réseaux sociaux. Sans connaître la distance, sans se demander comment courir 42 Km. On a une approche plus médiatisée. On court pour son égo.
Vous-même, comment êtes-vous venue à la course à pied ?
MLG : Par le sport scolaire. J’étais au collège à Baud. Le petit club de Quistinic m’a contacté pour compléter son équipe de cross. J’ai gagné ce premier cross. Sans préparation, sans entraînement. On s’est rendu compte que j’avais des dispositions pour l’athlétisme. Assez vite j’ai été une bonne athlète régionale, inter-régionale… puis j’ai changé de club, j’ai augmenté ma charge d’entraînement. J’ai suivi un chemin sans précipitation. J’ai eu de bons entraîneurs. Je ne me suis pas cassée et je suis encore là aujourd’hui. L’entourage est très important.
Quel est votre meilleur souvenir de course à pied ?
MLG : Il y en a plus d’un… le championnat d’Europe à Helsinki. en 1994. Je suis 16ème individuelle et médaillée de bronze par équipe. 1997 : championnat du monde à Athènes, je suis 17ème (NDLR : et 2ème française)…
En fait, c’est peut-être Auray / Vannes 1987 : j’accouche en mai et je gagne le semi-marathon Auray / Vannes en septembre. Ça a été le déclic sur mes capacités. Et en 2026, je suis toujours au départ d’ Auray / Vannes.
Quelles sont vos objectifs pour la prochaine saison ?
MLG : Après une saison 2025-26 où j’ai battu à peu près tous les records dans ma catégorie, c’est un peu compliqué (rire). Je vais courir Auray / Vannes, puis le semi de Rennes et j’espère un marathon d’ici la fin de l’année. L’idée, c’est de garder ma forme, si possible de la maintenir, et surtout de prendre plaisir à courir.
Propos recueils par Jean-Claude Maniez, Athlé-Rhuys, coureur du dimanche.
